<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Paul Hermé et les Aficionados


Feria de nimes
Commentaires de Paul Hermé
sur les " CARTELS " de la prochaine " FERIA des VENDANGES " à Nîmes

El Juli - Photo Paul Hermé







Sébastien Castella
Photo Paul Hermé

 

 

 

 

 

 

 

Nîmes - Feria des Vendanges Septembre 2008
Solos pour virtuoses et autres curiosités

Il ne fallait pas en attendre moins de Simon Casas, toujours
habile dans la confection des cartels et prompt à sortir de son chapeau quelque chose d’inédit, de différent. Comme il le dit si bien, chaque cartel et chaque feria ont leur histoire et sa
recherche tient toujours compte de paramètres susceptibles
de déboussoler l’aficionado, dans le bon sens du terme
s’entend. Faute de José Tomás, de Manzanares et du Cid
pour des raisons essentiellement de dates, dixit Casas, cette feria comprend néanmoins suffisamment d’éléments intéressants pour en faire une bonne cuvée, loin d’une certaine banalité ambiante en tout cas.

Premier événement, le jeudi 18 septembre, avec la présentation des toros de Margé. Après Mont-de-Marsan à deux reprises puis Vic-Fezensac, les toros des Monteilles fouleront enfin le sable nîmois et trouveront sur leur route Curro Díaz, le fin torero de Linares, Salvador Vega, qui fait partie du club des diestros espagnols doctorés à Nîmes, et Luis Bolívar, un jeune torero colombien qui viendra faire sa présentation, tout auréolé de ses succès madrilènes, entre autres.

Le lendemain, vendredi 19, matinée réservée aux novilleros avec le retour des Manolo González pour Alejandro Esplá, vainqueur de la Cape d’Or lors de la dernière Pentecôte et fils de qui vous savez, Roman Pérez (Romain Fluet), jeune Arlésien émigré à Salamanque, et Tomasito, autre Arlésien qui va débuter en piquée début août à Riscle. Un challenge important pour ces trois jeunes diestros qui auront tout à gagner d’un triomphe majeur dans cette arène. L’après-midi, El Juli viendra fêter ses dix années d’alternative (prise à Nîmes) et s’enfermera avec six toros de Daniel Ruiz, élevage albaceteño avec lequel il avait été fait matador. Une « encerrona » très prometteuse… qui sera suivie le dimanche 20 par celle plus inédite, car la première, de Sébastien Castella, la star biterroise particulièrement snobée cette année par les autres arènes françaises, à l’exception de Béziers, bien entendu. Un Sébastien Castella revenu à son meilleur niveau malgré quelques graves blessures qui sera très certainement désireux d’asseoir sa position et de justifier son rang après ses précédents triomphes de Pentecôte. Auparavant, la piste sera réservée aux artistes pour une « Corrida de l’Art » dont on peut attendre monts et merveilles avec des ténors du barreau tels que Julio Aparicio, Morante de la Puebla et Javier Conde, opposés aux toros de Garcigrande et Domingo Hernández. Un genre résolument à part, mais qui à Nîmes a permis d’écrire sur le grand livre quelques-unes de ses plus sublimes pages. D’un tel cartel, on peut espérer que le duende soit au rendez-vous, ces trois orfèvres n’ayant pas leur pareil pour donner des colorations exceptionnelles à ce qui restera et doit rester un créneau à part dans la Fiesta Brava. Celui des plus belles émotions dont l’esthétisme et les sentiments tiennent un rôle prépondérant.

Pour la clôture le dimanche 21, matinée avec Juan Bautista, Matías Tejela, triomphant mais sérieusement blessé ici-même à Pentecôte, et Alejandro Talavante qui fait partie de ceux qui ont l’art de faire passer le frisson… L’après-midi, Enrique Ponce sera chef de lidia, le maestro de Chiva donnant pour l’occasion l’alternative – une de plus à Nîmes ! – à Rubén Pinar, sous les yeux d’un témoin qui a effectué une énormissime saison, Miguel Ángel Perera. Un final qui ne devrait pas être avare de bons moments, d’autant plus que les toros de Victoriano del Rio, qui effectuent leur retour, devraient être des opposants de qualité pour cette cérémonie dont on attend beaucoup.

En définitive, une feria qui propose des cartels aussi divers qu’alléchants, basés avant tout sur la diversité, l’originalité, la qualité et la créativité. S’il pouvait en sortir un grand cru…

Paul Hermé
torofiesta.com